L’été dernier, on lançait un concours international d’idées pour le parcours de l’autoroute 20 entre l’aéroport international de Dorval-Trudeau et le centre-ville de Montréal. Des centaines de professionnels se sont inscrits pour soumettre leurs idées pour cette entrée de ville qui s’ignore. C’est là une initiative louable à laquelle nous ne pouvons, en principe, qu’applaudir.
Mais un tel concours survient très tardivement alors qu’on délibère depuis des années sur la forme du projet de reconstruction du complexe Turcot. En effet, les choix d’ingénierie principaux étant déjà déterminés, la marge de manoeuvre des concurrents sera étroite pour explorer différentes avenues et elle risque de confiner ce concours à des dimensions paysagères essentiellement cosmétiques.
Or une autre occasion majeure, d’importance stratégique pour Montréal et pour l’économie nationale dans son ensemble, pointe à l’horizon avec la reconstruction inévitable du pont Champlain [que le gouvernement fédéral a confirmée hier]. C’est maintenant qu’il faut la saisir pour doter la métropole d’une entrée fonctionnelle digne du XXIe siècle.
La plus belle entrée de ville
Plusieurs ont déjà reconnu que la vue d’ensemble la plus percutante de Montréal, c’est sur la Rive-Sud qu’on la trouve. Et que la plus belle entrée de ville, c’est celle qui commence au pont Champlain avec son vaste et puissant panorama qui embrasse le fleuve, la montagne, les autres ponts et de grands repères, du centre-ville au mât du Stade. La traversée du pont Champlain offre une magnifique entrée progressive vers le centre-ville, auréolé du mont Royal. Qui n’a pas été ébloui par une entrée sous un soleil couchant, à travers ses tours et ses crêtes qui peu à peu revêtent leurs atours lumineux pour la soirée!
La réfection inéluctable et urgente du pont Champlain est une occasion unique à saisir. Non seulement doit-on sécuriser, pérenniser et améliorer ce lien vital à l’économie métropolitaine et nationale comme au quotidien de centaines de milliers de citoyens, mais il faut créer un ouvrage à la hauteur des impératifs très actuels de qualité d’architecture, de génie civil, d’insertion dans le paysage ou de modes de transport alternatifs. Il nous faut un pont — pas un tunnel qui nous priverait à jamais de cette expérience majestueuse et pénétrante de la métropole — qui soit un véritable «ouvrage d’art», digne de mention, à la hauteur du titre de Ville de design que l’UNESCO a reconnu à Montréal et des engagements collectifs envers le développement durable. Bref, il faut entrer dans le XXIe siècle!
Des exemples inspirants
Dans le monde, bien des villes et nations ont relevé ce défi avec brio. Elles ont été exigeantes envers elles-mêmes, reconnaissant le caractère emblématique de tels projets. Avec génie, elles ont su répondre à des besoins pressants de manière sécuritaire et durable en créant du patrimoine identitaire. Pensons aux ponts de Brooklyn et du Golden Gate, ou aux magnifiques structures que bâtissent la Chine, l’Australie, le Japon, la Suède, l’Espagne ou encore l’Afrique du Sud.
Dans le sud de la France, le viaduc de Millau donne la mesure du succès! Controversé à l’origine, ce pont de 2,5 km enjambe une vallée à une hauteur supérieure à la tour Eiffel. Il a été bâti sur un dessin de l’architecte Norman Foster et de l’ingénieur Michel Virlogeux au coût d’environ 400 millions d’euros et doit durer 120 ans. Aujourd’hui, il reçoit l’éloge, reconnu tant comme un bienfait pour l’économie que comme chef-d’oeuvre; c’est même devenu un monument à voir, un emblème et une destination touristique!
Chacun de ces cas est unique; les contraintes sont propres à chaque pont. Mais leur exemple doit nous inspirer pour que l’ouvrage qui devra remplacer l’actuel pont Champlain soit une réalisation remarquable par son utilité, sa solidité et la qualité de son design architectural et structural et du panorama qu’il offrira aux usagers. Le nouveau pont Champlain doit devenir une image de marque de la région de Montréal, un nouveau lien fort entre l’île de Montréal et la Rive-Sud.
Concours d’architecture
Le point de vue strictement technique et le principe du moindre coût qui ont trop longtemps régi nos choix collectifs ont ici tragiquement montré leurs limites comme le montre la faible durée de vie du pont actuel. Nous demandons donc aux autorités fédérales et à la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain de remplir leur devoir envers la population et de lancer dès à présent un concours international d’architecture et de génie civil qui permettra aux talents d’ici et d’ailleurs de s’illustrer pour définir un projet dont la construction pourra ensuite être confiée par appel d’offres sous l’égide d’une saine et loyale concurrence. Une telle séquence assurera la réalisation d’un pont digne du XXIe siècle, à temps pour remplacer l’actuel dont l’échéance approche.
Il faut faire vite! Ce concours doit être lancé le plus rapidement possible. C’est le temps, avant que les plans techniques d’ingénierie ne figent le tout. Il faut attirer les grands noms d’ici et d’ailleurs pour amener architectes et ingénieurs à contribuer à une solution optimale, à réussir ce futur chef-d’oeuvre et à doter la métropole et le pays d’une infrastructure qui supporte ses ambitions.
Ont signé ce texte:
André Bourassa (président de l’Ordre des architectes du Québec), Dinu Bumbaru (directeur des politiques chez Héritage Montréal), Robert Chicoine (président de l’Ordre des urbanistes du Québec), Maude Cohen (présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec), Clément Demers (urbaniste et professeur titulaire à la faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal), Giovanni De Paoli (doyen de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal), Michel Gariépy (professeur titulaire à l’Institut d’urbanisme), Florence Junca-Adenot (directrice de Forum URBA 2015 de l’UQAM), Jean-Paul L’Allier (avocat et conseiller stratégique chez Langlois Kronström Desjardins et président du conseil d’administration de Mission Design) et Marie-Odile Trépanier (professeure honoraire à l’Institut d’urbanisme).
Démolitions annoncées sur le Boulevard Saint-Laurent :
Héritage Montréal demande un moratoire, la publication de tous les rapports et des consultations publiques sur la question!
Héritage Montréal a examiné le communiqué émis ce 21 décembre par l’arrondissement de Ville-Marie pour annoncer l’autorisation de démolir une série de bâtiments patrimoniaux sur le boulevard Saint-Laurent, dans l’aire de protection du Monument-National. Ce communiqué donne suite à l’établissement d’un périmètre de sécurité sur ordre de l’arrondissement, le 2 décembre dernier.
Comme le souligne le communiqué, plusieurs des bâtiments visés par cette décision municipale présentent un intérêt patrimonial en plus de participer du grand ensemble patrimonial que constitue le boulevard Saint-Laurent. Afin d’éviter leur disparition aux dépens du patrimoine montréalais, Héritage Montréal a écrit au Maire de Montréal et Maire de l’arrondissement de Ville-Marie, Gérald Tremblay, le 12 décembre pour demander que ces bâtiments patrimoniaux soient consolidés, que tous les documents ayant servi à ces décisions, y compris les rapports d’ingénieurs produits par le promoteur, soient rendus publics et qu’un véritable travail de revitalisation soit engagé par la Ville de Montréal pour ce secteur négligé du Quartier des spectacles.
Le communiqué inclut des extraits d’une lettre du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine autorisant les démolitions avec certaines exigences. Le ministère exige ainsi que des documents détaillés soient produits et « approuvés avant le début des travaux ».
Héritage Montréal s’objecte à la disparition des bâtiments patrimoniaux de l’aire de protection du Monument-National. En ce sens, faute de garanties bancaires suffisantes et d’un mécanisme de surveillance indépendant du promoteur, la proposition de l’arrondissement de « démanteler et conserver certaines façades en vue d’une revitalisation future » ne constitue qu’une autre forme de démolition. Alors que plusieurs promoteurs et investisseurs comme le Centre de Commerce mondial ou le Club Soda, lui-même sur le boulevard Saint-Laurent, ont su conserver des façades et réaliser des projets réussis de développement, l’autorisation de démolir les bâtiments patrimoniaux situés au nord du Monument-National serait de récompenser la négligence des certains propriétaires au lieu d’encourager des projets qui mettent en valeur le patrimoine montréalais.
Considérant qu’un périmètre de sécurité est désormais en place ce qui permet d’envisager une résolution satisfaisante de ce dossier cohérente avec les engagements des autorités montréalaises et québécoises pour la protection et la mise en valeur du patrimoine, Héritage Montréal demande que :
• Aucuns travaux de démolition ne soient entrepris pendant le temps des Fêtes (avant le 15 janvier 2012);
• Tous les documents, rapports et avis sur lesquels reposent les décisions de la Ville de Montréal et l’arrondissement de Ville-Marie soient rendus publics et accessibles et
• La Commission des biens culturels du Québec et le Conseil du patrimoine de Montréal tiennent des auditions pour entendre la population et les organismes intéressés dans ce dossier.
Héritage Montréal communiquera ces demandes aux autorités de la Ville de Montréal et du ministère de la Culture du Québec. Nous entendons collaborer avec les autorités et les acteurs culturels et communautaires intéressés à amener une véritable revitalisation de ce secteur historique mais hautement négligé du cœur de la métropole.
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Héritage Montréal et l’Opération Patrimoine architectural de Montréal –
Une alliance pour honorer l’action individuelle et découvrir le patrimoine de la métropole
Pour la 21e année, Héritage Montréal est heureux de s’associer à la Ville de Montréal pour cette nouvelle édition de l’Opération Patrimoine architectural de Montréal – l’OPAM. Cette opération annuelle est née d’un constat commun : l’entretien préventif est essentiel à la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine des quartiers de la métropole! Depuis 1990, l’OPAM souligne donc les efforts des propriétaires et des organismes pour entretenir leurs bâtiments patrimoniaux dans le respect de leur intégrité. Elle offre aussi à la population une occasion privilégiée de découvrir le patrimoine bâti qui distingue les différentes parties de l’agglomération montréalaise.
Dans le cadre de l’édition 2011 de l’OPAM, Héritage Montréal offrira une visite à pied du quartier de Pointe-St-Charles et son patrimoine résidentiel dont plusieurs exemples sont des lauréats d’éditions précédentes de l’Opération. Cette visite aura lieu le 1er octobre à 14h. Activité gratuite – nombre de places limitées – Réservation obligatoire au 514 286-2662, poste 26.
27 juillet 2011
HERIP@GE
Vol. 3 no 3
ARCHITECTOURS 2011
MONTRÉAL EN MÉTAMORPHOSE – L’AMÉNAGEMENT EN 8 PROMENADES !
Cet été, participez à nos populaires ArchitecTours. Comme des milliers de participants au cours des dernières années, explorez à pied l’architecture et l’histoire des quartiers de la métropole.
Du 6 août au 25 septembre, découvrez les grands projets qui redéfiniront le paysage urbain montréalais; ceux en cours et ceux qui mijotent.
D’une durée de deux heures, ces explorations urbaines ont lieu tous les samedis et dimanches, beau temps, mauvais temps et sont offertes en français comme en anglais. Aucune réservation n’est requise, les billets sont en vente aux points de départ 15 minutes avant l’heure de départ indiquée sur le programme. Pour chaque visite, 105 billets seront disponibles (35/guide) et offerts sur la base du premier arrivé premier servi.
Les frais de participation sont de 10$ pour les membres d’Héritage Montréal (avec carte de membre valide), de 12$ pour les étudiants et les ainés, et de 14$ pour les non membres.
Cette année encore, Héritage Montréal vous propose sa populaire Carte-Forfait permettant de participer à 4 visites pour le prix de 3 !
Huit circuits ArchitecTours sont proposés :
Le quartier du Musée, un quartier unique du centre-ville
Le quartier de l’innovation
Le Glen : autour de la grande arche
Autour de la gare Windsor
Le quartier des spectacles, renouveau urbain
Avenue des Pins, entre la ville est la montagne
Le centre-ville ouest, secteur en mutation
Le complexe olympique hors des sentiers battus
Pour en savoir davantage sur notre programme et sur les points de départ, procurez-vous le dépliant ArchitecTours 2011 à Héritage Montréal au (514) 286-2662 ou sur www.heritagemontreal.org
Pour une deuxième année consécutive, Héritage Montréal est fière d’annoncer un partenariat avec Ivanhoé Cambridge. Bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement, Ivanhoé Cambridge est l’une des dix plus importantes sociétés immobilières au monde et possède des actifs dans 24 pays. Cette année, nous sommes également heureux de souligner l’appui de la Fondation du Grand Montréal pour nos programmes éducatifs.
Les ArchitecTours bénéficient aussi du soutien financier du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et de la Ville de Montréal dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal.
PATRIMOINE ET AMÉNAGEMENT – UN AUTOMNE CHARGÉ À L’HORIZON
Malgré le beau temps, l’été nous offre une belle occasion de préparer les nombreuses consultations prévues cet automne. En voici quelques-unes :
Plan métropolitain d’aménagement et de développement (www.pmad.ca)
Ces jours-ci, l’absence de vision cohérente et moderne d’aménagement de la région métropolitaine fait péniblement sentir son poids sur la qualité de vie, la mobilité, l’économie, le patrimoine ou l’environnement. Cette lacune grave est reconnue par la loi qui oblige la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) à adopter un Plan métropolitain (PMAD) en 2011. La CMM a publié un projet de Plan qui reste certes perfectible mais qui nous semble surtout très pertinent, voire nécessaire. Il exprime les principes de développement durable en trois axes :
Aménager des quartiers de qualité agréables et d’une densité suffisante autour des pôles de transport collectif;
Optimiser les infrastructures de transport pour consolider l’urbanisation et rendre la métropole moins tributaire de l’automobile et
Réaliser un réseau métropolitain d’attraits patrimoniaux, de paysages et de milieux naturels pour le bénéfice de la population et des visiteurs.
En septembre et octobre, la CMM mènera une consultation publique sur le projet de PMAD. Héritage Montréal y exposera son point de vue et ses propositions, notamment au chapitre de la mise en œuvre du Plan.
C’est un rendez-vous à ne pas manquer. Nous vous invitons donc vivement à y prendre part et à apporter votre appui à une planification cohérente de la métropole, voire aux propositions traitant de patrimoine. Il faut indiquer son intérêt à être entendu d’ici le 2 septembre. (www.pmad.ca). Inscrivez-vous!
Hauteurs et densités au centre-ville
Plusieurs cas, dont celui de la maison Redpath ont mis en lumière certains aspects néfastes des outils d’urbanisme en vigueur, notamment au chapitre des hauteurs et des densités dans les quartiers centraux ou aux abords du mont Royal. Sur ce sujet, la Ville de Montréal vient de publier un projet de révision des hauteurs et des densités en vue d’une consultation par l’Office de consultation publique à l’automne. Une des propositions intéressante vise le flanc Sud de la montagne et le quartier du Mile Carré (Square Mile) pour que les hauteurs correspondent à celle du bâti patrimonial. Cette révision présage de celle du Plan d’urbanisme qui est prévue en 2013. Le projet de révision est disponible sur le site de l’arrondissement Ville-Marie.
Règlements sur les antennes à Montréal
Que ce soit sur la montagne ou dans les quartiers, les antennes affectent de leur présence le paysage urbain et l’architecture de Montréal mais les pouvoirs de la Ville sont limités en la matière car les communications sont de compétence gouvernementale. Néanmoins, la Ville de Montréal a préparé un projet de règlement pour mieux encadré leur installation en tenant compte notamment des aspects patrimoniaux. Le projet de règlement sera l’objet de consultations publiques au début de l’automne sous les auspices de l’Office de consultation publique de Montréal.
Square Dorchester et place du Canada
Réalisée par la Ville de Montréal avec l’aide du ministère de la Culture et des services professionnels de Cardinal Hardy et Associés et de l’architecte du paysage Claude Cormier, la restauration du square Dorchester – première étape de la restauration de l’ensemble de ce qui s’appelait à l’origine le square Dominion – est un grand succès. On attend vivement que la partie sud du square, l’actuelle place du Canada, bénéficie rapidement du même soin et du même talent. Entre temps, le projet ancien de donner à ce square et son cadre bâti une désignation patrimoniale progresse et des consultations publiques pourraient être menées dès cet automne par le Conseil du patrimoine à cet effet. Rappelons qu’Héritage Montréal a contribué à ce succès et aidé, de ses recherches et recommandations, la Ville dans ses choix quant aux aspects patrimoniaux du projet.
DÉMOLITION : DRESSER UN PORTRAIT MÉTROPOLITAIN DES RÈGLES EN VIGUEUR
Saviez-vous qu’entre l’année de fondation d’Héritage Montréal, 1975 et 2000, Montréal a émis plus de 22 000 permis de démolition?
Cette statistique et des cas récents comme ceux de la maison Redpath, du Séville, du monastère des Franciscains, des églises St. Luke’s à Rosemont ou Très-Saint-Nom-de-Jésus à Maisonneuve, des maisons patrimoniales du village St-Augustin ou de Cartierville, des ateliers du théâtre du Rideau-Vert sur le Plateau, de l’église Holy Trinity / St-Sauveur et des autres édifices qui seront éliminés pour bâtir le CHUM, des anciennes usines à St-Henri visées par le projet Turcot, des granges spectaculaires à Ste-Anne de Bellevue ou la remarquable Trend Home de Beaconsfield, rappellent que la démolition est une pratique encore courante qui pose parfois problème quant au patrimoine ou à l’aménagement. Héritage Montréal reçoit couramment des appels de citoyens démunis devant la complexité des procédures par lesquelles ont les invite à s’exprimer lors de demandes de permis de démolition.
Pour mieux comprendre les règles du jeu, Dominique St-Louis, étudiant en technique d’aménagement et d’urbanisme au Collège de Rosemont et stagiaire à Héritage Montréal, a colligé et examiné les règlements de démolition en vigueur sur l’île de Montréal et dans certaines autres municipalités de la région. Ce travail a permis de constater que l’adoption de tel règlement reste facultative et que les règles et procédures varient considérablement d’une ville ou d’un arrondissement à l’autre. Nous remercions vivement Dominique pour son impressionnant travail qui sera fort utile alors que s’annoncent les consultations préalables en vue de mettre à jour la réglementation d’urbanisme à Montréal et dans la région métropolitaine.
L’ancien poste de police sert aujourd’hui de locaux de répétition et d’atelier de construction de décors et de peinture pour le théâtre Centaur. L’Édifice est donc rarement accessible au public. Un grand merci au Centaur, et spécifiquement à Daniel Barkley, Chuck Childs et Rich Dawson d’avoir ouvert leurs portes aux membres d’Héritage Montréal.
Un grand merci à Shauna Janssen, fondatrice de Urban Occupations Urbaines et commissaire de cette exposition qui s’inscrit dans une série d’installations d’art public et de performances présentée à travers Griffintown. Pour plus d’information sur cette série, visiter : www.urbanoccupationsurbaines.org
Un projet de mise en valeur de la considérable collection d’archives visuelles d’Héritage Montréal a été entrepris cet été, en partie grâce à une généreuse donation de la part de la Fondation de la famille Zeller. La première étape du projet consiste en la numérisation de cet ensemble de photographies, dont la majorité est constituée de diapositives. La seconde étape de ce projet de numérisation sera de mettre à la disposition des chercheurs ces archives afin d’enrichir les ressources offertes par notre centre de documentation.
Les documents visuels (plus de 8 500) d’Héritage Montréal témoignent de l’évolution de l’environnement urbain montréalais depuis les années 1970, tout en reflétant les activités accomplies par la Fondation au cours de ses 35 années d’existence.
MONTRÉAL MODERNE. UN PORTRAIT SONORE
Profitez du retour de l’été pour redécouvrir le centre-ville de Montréal et comprendre son développement par le biais de cette baladodiffusion. Véritable cours d’architecture et d’histoire in situ dans une ambiance sonore et musicale unique, cette balado vous permet de redécouvrir ce cœur urbain novateur et de voir comment ses bâtiments et ses espaces témoignent des ambitions et des visions, parfois contradictoires, qui ont porté le développement de Montréal au XXe siècle.
La baladodiffusion est téléchargeable au coût de 8$ sur le site Web Montréal Moderne ou un lecteur mp3 peut être emprunté au Centre d’histoire de Montréal, également au coût de 8$.
Ce projet est une réalisation de Sophie Mankowski,
Architecte, OAQ.
CONFÉRENCE ANNUELLE DE LA FONDATION HÉRITAGE CANADA
Des gens, des lieux et des récits : Nouvelles stratégies pour la conservation dans un monde changeant, conférence du 12 au 15 octobre 2011 à Victoria en Colombie-Britannique.
Participez à une rencontre exceptionnelle de la communauté mondiale de la conservation. Cette année, la fondation Héritage Canada est co-hôte de la première Conférence internationale des fiducies nationales du patrimoine (International Conference of National Trusts – ICNT) à avoir lieu au Canada. Y seront plus de 400 participants dévoués à la cause de la conservation culturelle et naturelle venant de partout au Canada et à travers le monde.
En vedette, des conférenciers de renommée internationale comme Bonnie Burnham du World Monuments Fund et Fiona Reynolds du National Trust du Royaume-Uni prendront la parole.
Cet été, Normand Cazelais, géographe et auteur réputé et ancien membre du Conseil d’administration d’Héritage Montréal, anime une émission hebdomadaire à Radio Ville-Marie sous la formes d’entretiens avec Dinu Bumbaru. Sous le titre amusant de « Dites-nous Dinu », l’émission est diffusée tous les mercredis de 13h30 à 14h00 au 91,3FM.
5 mai 2011
H É R I P @ G E Vol. 3 no 2
ARCHITECTOUR HORS-SÉRIE SILO NO 5 : 2E ÉDITION
Suite au grand succès des visites de la Pointe-du-Moulin et de son Silo no 5 à l’automne 2010, Héritage Montréal est fier de s’associer à nouveau avec la Société immobilière du Canada (SIC) pour présenter une 2e édition de cet ArchitecTours
hors série. Il s’agit d’une occasion unique de découvrir un emblème du patrimoine industriel
montréalais.
Ce lieu habituellement inaccessible au grand public sera ouvert lors des visites guidées qui se tiendront les samedis et dimanches suivants: 4-5 juin, 11-12 juin, 18-19 juin, 9-10 juillet et 16-17 juillet. À chacune de ces dates, les visites seront présentées 4 fois par jour à 10 h, 11 h et 13 h 30 en français ainsi qu’à 14 h 30 en anglais.
Un départ en français à 17h30 est également proposé les mercredis soirs suivants : 1, 8, 15, 22 juin ainsi que les 6 et 13 juillet.
Les membres d’Héritage Montréal et les abonnés à notre infolettre ont l’opportunité de réserver leur place pour des départs qui se tiendront au cours du mois de mai! Il suffit de communiquer avec nous.
Les frais de participation sont de 10 $ pour les membres d’Héritage Montréal, de 12 $ pour les étudiants et les ainés, et de 14 $ pour les non-membres.
Exceptionnellement, les réservations pour cette activité sont obligatoires. Pour des raisons de sécurité, les participants devront porter des chaussures fermées et des casques de sécurité seront distribués sur place. D’une durée d’environ 90 minutes, cette exploration urbaine tout à fait particulière a lieu beau temps mauvais temps.
La Société immobilière du Canada (SIC) s’associe à cet ArchitecTour hors série afin de souligner l’excellent travail de sensibilisation au patrimoine urbain réalisé par Héritage Montréal, fondation qui célèbrait en 2010 son 35e anniversaire. Pour en savoir plus sur la SIC et sur le site de la Pointe-du-Moulin, consultez le www.clc.ca et le www.pointedumoulin.ca.
Pour en savoir davantage et pour réserver votre place, veuillez contacter Héritage Montréal au (514) 286-2662, poste 22 ou au heritagemontreal.org.
TIRAGE GRAND PRIX 35E ANNIVERSAIRE : LE GAGNANT DÉVOILÉ !
Dans la foulée de notre 35e et dans le cadre de notre Campagne annuelle individuelle, nous avons offert à tous nos donateurs Brique, Ardoise, Granit, Grès et Calcaire la chance de gagner un Voyage à la Van Horne (un voyage pour deux comprenant le train Montréal-Québec et deux nuits en chambre deluxe à l’hôtel Fairmont Le Château Frontenac).
Notre campagne a connu un vif succès encore cette année : grâce à votre enthousiasme et à votre générosité, nous avons réussi à recueillir près de 20 000 $ ! Avec presque 100 participants au tirage, il nous fait grand plaisir d’annoncer la gagnante : Madame Mary Landry, de Montréal.
Les gagnants de notre 2ième prix (le magnifique livre Le Château Frontenac : Cent ans de vie de château par France Gagnon-Pratte) : Mary Leslie Aitken, Jules Auger, Michèle Bessette, Claude Godin, Frédéric Legault, Jean Paré, Claude Patoine, Jean-François Poirier, Robert Turgeon et Dusty Vineberg Solomon.
Un grand merci à tous nos donateurs et membres qui ont contribué à notre campagne : c’est grâce à votre soutien qu’Héritage Montréal demeure la voix la plus respectée en matière de patrimoine montréalais.
Félicitations à tous nos gagnants et un grand merci à nos partenaires Via Rail et l’hôtel Fairmont Le Château Frontenac. Pour en savoir plus concernant les avantages offerts à nos donateurs, consulter notre site web
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE D’HÉRITAGE MONTRÉAL
La maison Notman
Tous les membres d’Héritage Montréal sont conviés à notre assemblée générale annuelle qui se tiendra le 7 juin 2011 à 17h à la Maison Notman (51 rue Sherbrooke Ouest, Montréal). Une visite guidée de la maison Notman, en compagnie de Dinu Bumbaru, notre directeur des politiques, débutera vers 16h. Cette visite est réservée aux membres d’Héritage Montréal.
La maison Notman a été construite à l’origine en 1845, pour l’avocat William Collis Meredith par l’architecte John Wells, en même temps qu’il créait le siège de la banque de Montréal, sur la Place d’Armes. En 1876, le photographe montréalais William Notman en fait l’acquisition, de Alexander Molson. Notman l’occupera jusqu’à sa mort en 1891; Dans les années 1890, la propriété et le terrain ont été rachetés par l’homme d’affaires montréalais et sénateur Sir George Alexander Drummond pour permettre que la maison soit utilisée comme maison de soins pour femmes, géré par les Soeurs de Sainte-Margaret. Une nouvelle aile, créée par l’architecte montréalais Andrew Taylor et pouvant accueillir l’hôpital, a été ajoutée grâce au soutien financier de Sir Drummond. La propriété a continué à remplir ces fonctions jusqu’à la fin des années 1980.
En 1979, elle est classée monument historique par la Loi sur les biens culturels du Québec et dotée d’une aire de protection de 500 pieds de rayon. Le classement ne touche pas l’hôpital de Taylor, à l’arrière, mais celui-ci fait tout de même partie du rayon protégé.
Après plusieurs projets immobiliers suscitant la polémique au cours des vingt dernières années, les propriétaires actuels ainsi qu’une nouvelle fondation sans but lucratif explorent des avenues encourageantes pour la maison Notman, incluant la portion hôpital, qui seraient respectueuses de l’héritage bâti, à vocation publique et qui, nous l’espérons, seront conclues positivement dans un avenir rapproché; nos membres en sauront plus lors de leur visite!
Nos membres profitent de nombreux avantages, dont un droit de vote à notre assemblée générale annuelle. En plus, votre contribution permet à Héritage Montréal de poursuivre sa mission de protéger et de promouvoir le patrimoine architectural, historique, naturel et culturel du grand Montréal et de ses quartiers.
BELVÉDÈRE ÉPHÉMÈRE
Belvédère Éphémère se tiendra le weekend du 14 et 15 mai prochain
Dans le cadre de Mai 2011: Mois du mont Royal, Les amis de la montagne et la Ville de Montréal ainsi que d’autres partenaires initient une intervention éphémère à caractère ludique et festif pour questionner l’accessibilité à la montagne sur son flanc ouest, sur un site inusité situé à l’angle des rues Cedar et Côte-des-Neiges. Le samedi 14 mai, de 9h00 à 18h00, 10 équipes de designers et artistes issus de la relève élaboreront en direct des installations d’art public qui proposeront de revisiter le langage urbanistique, architectural et paysager associé au thème du belvédère.
Vous êtes conviés au vernissage à 18h30 lors d’un pique-nique au coucher de soleil, suivi d’une projection de films en début de soirée, sous la direction artistique de Khoa Lê et Julie Côté.
Cet événement est gratuit. Les installations resteront sur le site jusqu’au dimanche 15 mai.
En cas de pluie, l’événement est reporté au 28-29 mai.
Vous aimez Montréal et vous vous passionnez pour tout ce qui a trait au patrimoine sous toutes ses formes? Abonnez-vous au Bulletin du Conseil du patrimoine de Montréal!
Mis en place en 2002 pour faire des recommandations et des suggestions en vue de protéger le patrimoine et de mieux l’intégrer dans l’avenir de la collectivité montréalaise, le Conseil du patrimoine de Montréal est l’instance consultative de la Ville en matière de patrimoine. Il communique son point de vue et ses recommandations sous forme de mémoires, d’avis et de notes, tous accessibles en primeur dans son bulletin.
Cet outil, publié quatre fois par an, saura intéresser les spécialistes en patrimoine, architectes, architectes-paysagistes, urbanistes, designers, historiens, professeurs et étudiants en aménagement, ainsi que tous les amateurs de culture au sens large! Le formulaire d’abonnement est accessible depuis la page d’accueil du site web du Conseil du patrimoine, à l’adresse suivante: ville.montreal.qc.ca/cpm.
HÉRITAGE MONTRÉAL À NEW YORK
Le directeur des politiques d’Héritage Montréal, Dinu Bumbaru, sera présent à New York le 11 mai prochain pour prendre part à un débat organisé par deux grandes organisations en patrimoine, le New York Landmarks Conservancy et la Municipal Art Society, dont le sujet est Debating New York’s Skyline: Evolving or Embalmed?
Le modérateur Paul Goldberger, critique architectural au New Yorker Magazine, sera aux côtés de Dinu Bumbaru ainsi que Phyllis Lambert, directeur fondateur du Centre Canadien d’Architecture et de Kenneth T. Jackson, professeur à l’université Columbia.
L’arrivée de nouveaux projets de gratte-ciels à New York force la communauté à se questionner: une silhouette reconnue mondialement peut-elle se permettre de changer?
Revitalisation du Centre-ville ouest
Commentaires sur le projet de PPU du quartier dit « des grands jardins »
Mai 2011
Note : Des contingences logistiques nous ont prévenus de communiquer aux consultations publiques tenues par l’Office de consultation publique de Montréal sur ce projet de PPU dans le cadre formel et suivant les échéances et règles établies. Héritage Montréal tient à respecter ces règles et le travail des nombreux citoyens et organismes qui ont participé à la consultation. Nous publions donc ces commentaires sur notre site web à titre indicatif dans l’intérêt de cette réflexion collective.
Conçu en 1976 et inauguré en 1981, Agora est un aménagement réalisé par l’artiste Charles Daudelin (1920-2001) invité par le ministère des Transports du Québec à la suggestion de l’ingénieur Bernard Lamarre, pour rétablir un espace significatif dans la partie ouest de l’ancien square Viger dévasté par les travaux du Métro puis de l’autoroute Ville-Marie. Cet aménagement a dû composer avec les contraintes de l’autoroute souterraine, notamment ses immuables tours de ventilation. Cet immense toit vert offre une place centrale encadrée de plans d’eau et de gradins et un jeu de structures et d’espaces destinés à accueillir des cafés et boutiques comparables aux places d’Expo 67. Le projet d’origine prévoyait aussi des plantations odoriférantes. Malgré des années de négligence, Agora conserve une grande intégrité architecturale.
La valeur historique
Le square Viger est l’un des plus anciens de Montréal, aménagé à partir d’espaces de marché remontant aux années 1810. Outre son prestige dont témoignent les édifices remarquables qui l’entourent – résidences, église, gare, anciennes Hautes Études Commerciales, le square était aussi un lieu d’indigence et d’itinérance dès le 19e siècle. Pour sa part, Agora précède de plusieurs années l’adoption de la politique d’intégration des arts à l’architecture dite du « 1% » et rappelle les efforts et les initiatives en vue d’atténuer le passage des grandes infrastructures de transport en milieu urbain; ici l’autoroute Ville-Marie. Cette œuvre répondait aussi à l’objectif de créer un second pôle d’animation pour décongestionner la place Jacques-Cartier, dans le Vieux Montréal.
La menace
Le sentiment de rejet public imposé dès de début au réaménagement du square Viger par des artistes est associé à la contestation de l’autoroute et aux aménagements emmurés d’autres parties du square, coupées de la rue. Ceci prévint le parachèvement de l’aménagement d’origine d’Agora et surtout son animation. L’environnement urbain du square reste ingrat et dominé par la circulation automobile des voies desservant l’autoroute. L’absence d’animation véritable du secteur en ont fait un lieu peu fréquenté, associé à la marginalité et à l’insécurité, deux facteurs qui servent maintenant de prétexte pour justifier l’indifférence des pouvoirs publics ou leur volonté de tout démolir sans même chercher à comprendre le sens de ce lieu qui, en 2009, offre un grand potentiel du fait que ses arbres ont grandi et que les nouvelles générations d’urbains et d’artistes en découvre les qualités. Agora est donc menacée de démolition pour des défauts qu’on lui attribue injustement.
Les actions d’Héritage Montréal
Héritage Montréal a manifesté sa préoccupation devant l’état de cette œuvre et l’indifférence des autorités municipales et provinciales quant à sa mise en valeur. Nous nous sommes exprimés lors des consultations sur le chapitre Ville-Marie du Plan d’urbanisme, sur le projet du CHUM au centre-ville et sur la gestion de l’art public à Montréal. Héritage Montréal a aussi participé aux concertations des milieux artistiques et patrimoniaux préoccupés par le sort d’Agora et aux rencontres avec la Commission des biens culturels du Québec. Une demande de classement a été présentée à la ministre de la Culture que nous avons appuyée afin d’assurer la cohérence des actions de protection des œuvres monumentales de toutes époques.
Texte à venir bientôt!
970, boulevard René-Lévesque Est
La valeur architecturale
Grand ensemble conventuel, l’Institut des sœurs de Miséricorde a une forme classique pour ce type de bâtiment, soit un corps central logeant la chapelle, auquel se rattachent plusieurs ailes. Les premières constructions de l’Institut ont été érigées entre 1853 et 1884. Au fil du temps, d’autres ailes et pavillons s’y sont greffés créant un ensemble qui réunit harmonieusement des édifices de différents styles, depuis l’architecture néo-classique de la partie d’origine au modernisme des ailes des années 1940.
La valeur paysagère
L’Institut occupe une place importante dans le paysage bâti de la rue de La Gauchetière et du boulevard René-Lévesque, notamment à cause de la forte présence de son architecture institutionnelle et des cours flanquant la chapelle avec leurs grands arbres. Par ailleurs, ce complexe hospitalier fait partie d’un ensemble institutionnel qui comprend l’ancienne école des Hautes Études Commerciales (actuel édifice Gilles-Hocquart de Bibliothèque et Archives nationales du Québec), face au square, ainsi que l’ancienne gare-hôtel Viger, l’ancienne maison Masson (aujourd’hui Maison du Père) et l’ancienne Académie Marchand, appartenant aujourd’hui à l’UQÀM.
La valeur historique
L’Institut des sœurs de Miséricorde rappelle l’incontournable présence des communautés religieuses dans la vie montréalaise au 19e siècle. Les services de santé et les services sociaux étaient surtout prodigués par les communautés religieuses catholiques à l’époque. La qualité et la taille de cet ensemble conventuel démontrent l’importance accordée à ces institutions religieuses ainsi que la nécessité de leurs services auprès de la population. Implanté entre le Quartier latin et les faubourgs ouvriers, cet établissement assumait la prise en charge de personnes jugées très sévèrement et marginalisées par la société : les mères célibataires et leurs enfants. L’hôpital public qui a été adjoint à l’Institut des sœurs de Miséricorde comptait parmi les maternités les plus réputées de Montréal au 20e siècle et a été associé à de nombreuses personnalités de la ville.
La menace
Le centre hospitalier de soins de longue durée Jacques-Viger, qui occupe le bâtiment depuis plusieurs décennies, procède actuellement à une réduction et une relocalisation de ses activités. On envisage la fermeture du centre depuis que des problèmes techniques touchant la maçonnerie de certaines sections du complexe d’hébergement ont été détectés. Déjà, les occupants de trois des six pavillons doivent quitter les lieux compte tenu des problèmes de structure.
Les actions de Héritage Montréal
Héritage Montréal a pris contact avec les autorités du réseau de la santé à Montréal, la Ville de Montréal et l’arrondissement de Ville-Marie pour les sensibiliser au besoin impératif de donner une vocation d’avenir à ce complexe patrimonial. Nous avons souligné notamment que le projet du CHUM offre un potentiel inespéré, compte tenu de ses besoins d’espace dans le secteur.
Texte à venir bientôt!
La New City GasQuadrilatère Ottawa / Dalhousie / Wellington / Ann
La valeur architecturale
Comme plusieurs ensembles du patrimoine industriel ici ou ailleurs dans le monde, le complexe de la New City Gas Company of Montreal a été bâti en plusieurs phases par une diversité d’ingénieurs, d’entrepreneurs et d’architectes. L’ensemble de la New City Gas a été bâti entre 1859 et 1861 selon les plans de l’architecte montréalais John Ostell (1813-1862), l’un des plus importants du 19e siècle, qui fut aussi administrateur puis président de la compagnie après avoir été un des actionnaires de la Montreal Gas Light Company fondée en 1836. Malgré la perte de certaines parties de bâtiment, notamment pour permettre le passage de la voie ferrée surélevée du Canadien National dans les années 1920, le complexe de la New City Gas conserve une grande intégrité. Ses grandes toitures et ses maçonneries de pierre sont aussi d’une forte puissance évocatrice et présence dans le paysage urbain tel qu’on le perçoit depuis le quartier environnant de Griffintown ou en empruntant l’autoroute ou le train.
La valeur historique
La New City Gas a été bâtie à l’époque où Montréal commence à vivre une phase particulière de son industrialisation – la révolution de la lumière alors que l’éclairage public et particulier se généralise grâce à la production et la distribution du gaz dans les quartiers, permettant ainsi aux lieux de travail de produire davantage. C’est un des témoins majeurs de cette révolution et, du fait de la généalogie complexe des compagnies de gaz devenues compagnies d’électricité, le lieu ancestral d’Hydro Québec.
La menace
Dans le cadre de son intéressant projet de rabaissement de l’autoroute Bonaventure, la Société du Havre mise sur pied par la Ville de Montréal propose de renvoyer en bloc le flux massif des autobus reliant la Rive Sud au centre-ville sur la petite rue Dalhousie qui longe la New City Gas et s’arrête actuellement aux voies ferrées du Canadien National. Cette proposition amènerait quelques 1400 passages d’autobus chaque jour et le percement d’un long et coûteux tunnel sous les voies ferrées. D’une part, le percement du tunnel comporte des risques majeurs pour l’intégrité et la solidité du bâti patrimonial. D’autre part, le flux massif d’autobus risque d’hypothéquer sérieusement tout projet de revitalisation de la New City Gas.
Les actions d’Héritage Montréal
En 1987, Héritage Montréal a demandé à la Ville de Montréal de citer la New City Gas comme monument historique pour assurer sa protection et contribuer à sa mise en valeur. En 2007, nous sommes intervenus directement auprès du promoteur Devimco pour que ce complexe soit reconnu, préservé et revitalisé respectueusement dans le cadre du projet (excessif) du quartier Griffintown. En 2009, Héritage Montréal a interpelé la Ville de Montréal et la Société du Havre pour leur rappeler l’importance de ce complexe patrimonial exceptionnel et leur demander de retirer la proposition de concentrer les 1400 passages d’autobus sur la rue Dalhousie. Nous avons également rencontré les dirigeants de l’Agence métropolitaine de transport et obtenu l’assurance de leur réserve quant au projet de corridor d’autobus. Héritage Montréal est aussi en lien avec le propriétaire du site et avec les citoyens et organismes du secteur, eux aussi fort préoccupés par la proposition de corridor intense de transport en commun, apparemment élaborée en vase clos sans égards aux impacts qu’elle aurait sur la revitalisation actuelle de ce quartier.
1000, rue Saint-Jacques Ouest
La valeur architecturale
Le Planétarium de Montréal a été inauguré en 1966. Son architecture est moderne et intéressante par le jeu des volumes, notamment dans la forme tronquée du toit qui révèle la présence de la salle sphérique ou dans les modules qui surgissent des façades et suggèrent un édifice qui se détache du sol. Cependant, l’élément architectural le plus remarquable demeure la salle sphérique dont la forme est unique à Montréal, en faisant un lieu au potentiel exceptionnel, par exemple en matière de création artistique contemporaine. Enfin, le Planétarium est situé à proximité de l’ancien Square Chaboillez qui est occupé en bonne partie par les bretelles d’accès à l’autoroute Ville-Marie et il joue donc un rôle important d’écran pour la rue Peel, un axe qui relie la montagne au fleuve.
La valeur historique
Le Planétarium de Montréal est le premier planétarium public au Canada. De plus, sa création, suite à un don majeur de la brasserie Dow voisine, apporte un témoigne supplémentaire sur la préoccupation pour la science et sa popularisation dans la société montréalaise de l’époque d’Expo 67.
La menace
Justifié pour des raisons pratiques et le besoin de moderniser le Planétarium, le projet de la Ville de Montréal de regrouper ses institutions scientifiques (Muséums Nature) près du Jardin botanique entraînera la perte de l’usage premier de ce lieu et pourrait servir de prétexte à sa démolition. Cela priverait Montréal, une ville que l’UNESCO vient de reconnaître du titre prestigieux de Ville créative et ville de design, d’un équipement exceptionnel qui pourrait contribuer à la revitalisation culturelle de ce secteur du centre-ville, à proximité du centre des affaires, de l’École de technologie supérieure et de la Cité du multimédia.
Les actions d’Héritage Montréal
Compte tenu du caractère unique de cet équipement et de son potentiel d’utilisation créative, Héritage Montréal a entrepris de sensibiliser les responsables politiques ainsi que les directions de Muséums Nature et de l’École de technologie supérieure à la nécessité d’assurer la préservation et l’utilisation de cette salle advenant une relocalisation du Planétarium.
1395, rue Overdale
La valeur architecturale
Construite dans les années 1840, la maison La Fontaine présente, malgré certaines modifications, un exemple rare de l’architecture néo-classique en pierre des grandes villas du quartier Saint-Antoine. Son dégagement des rues voisines témoigne également de son cadre original alors qu’elle était sise dans un grand jardin.
La valeur historique
La maison a servi de résidence à l’un des personnages politiques les plus importants du XIXe siècle, Louis-Hippolyte La Fontaine qui fut premier Ministre des Canadas Unis et l’un des acteurs-clés de la construction des institutions démocratiques au pays. À ce titre, cette résidence fut la cible d’une attaque en avril 1849 par les émeutiers qui avaient incendié le Parlement situé sur l’actuelle place d’Youville, pour marquer leur opposition à l’adoption de la loi pour compenser l’ensemble des victimes de la Rébellion de 1837-38.
La menace
Sauvée de la démolition par l’intervention d’Héritage Montréal il y a 20 ans, la maison a fait l’objet d’une reconstruction intérieure mais elle demeure vide et abandonnée depuis plus de 15 ans. Son propriétaire n’a pas manifesté de signes d’intérêt quant à une utilisation adéquate et compatible avec sa nature patrimoniale.
Les actions d’Héritage Montréal
En 1987, Héritage Montréal a convaincu la Ville de Montréal d’attribuer à la maison le statut de monument historique cité ce qui a permis d’en empêcher la démolition. En 2005, Héritage Montréal a adressé au ministre fédéral de l’Environnement une demande à l’effet de voir le gouvernement canadien s’engager dans l’acquisition et la transformation de cette maison historique en un lieu consacré à la commémoration et à l’explication de ces événements historiques qui sont à l’origine du parlementarisme canadien. Jusqu’à présent, le gouvernement fédéral a fait preuve d’une indifférence regrettable mais Héritage Montréal, de concert avec d’autres organismes et citoyens, entend maintenir l’attention sur ce dossier.
700, rue Sainte-Catherine Ouest
La valeur architecturale
Le 9e étage de l’ancien magasin Eaton et son restaurant constituent un exemple majeur et remarquablement intègre d’architecture intérieure Art Déco par leur aménagement et leur décor évocateurs des grands paquebots, leurs œuvres d’art et leur mobilier.
La valeur historique
Dans la mémoire collective montréalaise, le 9e est un lieu associé à la vie des grands magasins du centre-ville et l’objet d’une légende qui veut qu’il s’agisse d’une réplique de la salle à dîner du paquebot Île-de-France ce que rien n’avère bien qu’il soit vrai que bien des architectes de l’époque s’inspiraient des formes navales, créant ce qu’on appela le style « Paquebot » ou Streamline Modern. Son architecte est le français Jacques Carlu (1890-1976) qui a construit le Palais de Chaillot à Paris et œuvra aux États-Unis ainsi que pour la maison Eaton, à Montréal et Toronto.
La menace
La transformation de l’ancien magasin Eaton en centre commercial a entraîné la démolition de la cuisine du restaurant du 9e étage, dont certains équipements anciens ont été sauvegardés et entreposés. Actuellement, ce lieu magnifique est conservé en hibernation par le propriétaire avec l’attention du ministère de la Culture et des Communications. Mais, chaque année qui passe le fait sombrer davantage dans l’oubli ce qui, à moyen terme, peut en menacer sa conservation tout en privant la population d’un lieu emblématique.
Les actions d’Héritage Montréal
À la demande d’Héritage Montréal et à la suite de la faillite du magasin Eaton, le restaurant Art déco du 9e étage a été classé monument historique en 2000 par la ministre de la Culture du Québec, seule autorité apte à protéger de tels intérieurs patrimoniaux. Depuis, Héritage Montréal concentre son action pour maintenir l’attention des autorités et des propriétaires afin que les ressources soient investies pour rendre de nouveau ce patrimoine extraordinaire accessible et vivant.
3457, rue du Musée
La valeur architecturale
Construite en 1886 par l’architecte Sir Andrew Taylor, il s’agit d’une des rares maisons d’architecture Queen Anne encore présentes à Montréal, avec ses jeux de brique rouge, ses ardoises, ses multiples pignons et sa haute cheminée.
La valeur historique
La maison Redpath témoigne de l’époque faste du Square Mile, partie du centre-ville entre la montagne et l’actuel boulevard René-Lévesque où l’élite du milieu des affaires canadien s’était installée dans de remarquables demeures. Elle a été construite pour des membres de la famille Redpath, riche industriel et promoteur connu pour avoir œuvré à la construction du canal de Lachine et fondé la raffinerie de sucre du même nom. La famille Redpath a été l’une des plus influentes familles montréalaises du XIXe siècle.
La menace
En 1986, Héritage Montréal et Sauvons Montréal obtenaient une injonction pour faire arrêter la démolition de cette maison historique. Malgré une entente hors cour conclue entre les parties, la maison et son site sont laissés à l’abandon par un propriétaire qui semble encore caresser des projets de démolition et de construction en hauteur.En 2010, un projet de démolition pour faire place à un projet résidentiel dérogatoire de 7 étages a été présenté à la Ville.
Les actions d’Héritage Montréal
Depuis l’arrêt des travaux, en 1986, HM maintient l’attention des autorités municipales sur ce dossier afin d’assurer la réalisation d’un projet compatible avec le patrimoine et l’échelle du Square Mile. En 2002, l’organisme est intervenu devant la Commission d’arbitrage de la Ville de Montréal et a obtenu l’annulation d’un permis de démolition accordé par la Ville. Héritage Montréal a d’ailleurs eu de multiples rencontres avec le propriétaire, les responsables municipaux ainsi que les citoyens, sur ce dossier. En 2007, nous avons proposé que le site et les vestiges de la maison soient intégrés à un parcours piétonnier reliant la montagne à la rue Sherbrooke où le Musée des beaux-arts souhaite aménager un jardin de sculpture.En 2011, suite aux interventions concertées d’Héritage Montrèal, des habitants du quartier et du Musée des Beaux-Arts, la Ville a pris la décision de ne pas accepter de projet dérogatoire sur ce terrain, et travaille parallèlement à des projets compatibles avec le caractère du quartier.
23 février 2011
HERIP@GE Vol. 3 no 1
NUIT BLANCHE – HÉRITAGE MONTRÉAL À GRIFFINTOWN: SAMEDI LE 26 FÉVRIER
Dans le cadre de la Nuit Blanche, le samedi 26 février, Héritage Montréal présente deux activités gratuites en collaboration avec le Corridor Culturel Griffintown.
Visite guidée Griffintown : Passé industriel, urbanité à inventerDécouvrez l’un des plus anciens quartiers de Montréal. Berceau de l’ère industrielle de la ville, quel sera son avenir? Visite guidée à pied d’une durée de deux heures. Habillez-vous chaudement, la visite a lieu entièrement à l’extérieur !
Départ à 17 h 00
Point de rencontre : à l’angle de la rue McGill et place d’Youville
Métro : Square-Victoria, se diriger vers le sud sur la rue McGill
Deux groupes en français et un groupe en anglais seront offerts. Les places sont limitées à 30 personnes par groupe. Les laissez-passer seront remis sur place à partir de 16h30 sur le principe du premier arrivé premier servi.
Conférence : L’histoire de la lumière à Montréal
Par Dinu Bumbaru, directeur des politiques, Héritage Montréal
Lieu : La conférence a lieu à l’extérieur à l’angle des rues Dalhousie et Ottawa, dans le cul-de-sac Dalhousie
Le vendredi 4 février 2011, les élus de l’arrondissement de Ville-Marie ont émis un communiqué indiquant qu’un projet immobilier sur le site de la maison Redpath - une maison patrimoniale négligée dont les annexes avaient été démolies en 1986, devrait se conformer aux règles de zonage. Les propriétaires souhaitaient la démolir et réaliser un projet dépassant substantiellement les limites de hauteur autorisées dans cette partie du Square Mile, unique car elle a su conserver son échelle.
Cette décision est une très bonne nouvelle tant pour le principe d’une application des règles d’urbanisme que pour le maintien du caractère de l’avenue du Musée. Malheureusement, encore une fois, il aura fallu la colère des citoyens – et ici du Musée des beaux-arts de Montréal – pour amener les élus à être fermes sur le respect des règles.
C’est le 8 février que le Conseil de l’arrondissement a formellement voté pour rejeter cette demande de dérogation. À cette occasion, Dinu Bumbaru et Manon Vennat, une des figures de proue de la mobilisation des résidents du quartier, ont publiquement remercié le maire et les élus pour cette sage décision en rappelant qu’il fallait éviter que cette propriété ne demeure négligée et abandonnée encore 25 ans.
Aussi, le 8 février, la Gazette publiait une lettre d’Héritage Montréal répondant aux propos d’un des co-propriétaires de la maison et promoteur du projet dérogatoire. Le texte complet de cette lettre ouverte est disponible en cliquant sur ce lien. Héritage Montréal y souligne l’importance d’appliquer de façon claire et équitable les règles d’urbanisme pour éviter que des projets ne viennent dénaturer, voire détruire des quartiers entiers comme on l’a vu dans certaines parties du Square Mile densifiées à une époque qu’on croyait révolue. On rappelle aussi que les autres propriétaires du quartier dont le Musée des beaux-arts dans la construction de son nouveau pavillon, respectent les règles.
Héritage Montréal suit le dossier de la maison Redpath qui dure depuis 1986 alors que les mêmes propriétaires avaient convenu de l’intérêt de collaborer à la recherche d’une solution qui respecte l’échelle de la maison. Vingt-cinq ans plus tard, tous conviennent de l’intérêt d’amener une résolution durable à ce dossier tant au chapitre du site de la maison Redpath que de l’avenue du Musée et, de manière plus large, du Square Mile. Outre les options que la mairie explore, quelques idées circulent déjà; par exemple, un atelier avec des architectes sur la question, ainsi que de la formation d’une association des Amis du Square Mile.
PROJET DE LOI 82 SUR LE PATRIMOINE CULTUREL
Présentation de Dinu Bumbaru à l’Assemblée nationale
Comme prévu, Héritage Montréal a participé le 10 février aux auditions de l’Assemblée nationale sur le projet de loi 82 sur le patrimoine culturel. Rappelons qu’Héritage Montréal avait identifié la réforme de la loi comme une priorité. L’année dernière, de nombreuses rencontres organisées par Héritage Montréal avec Les amis de la montagne, la Fédération des sociétés d’histoire du Québec, les Amis et propriétaires des maisons anciennes du Québec et Culture Montréal ont permis de se familiariser avec l’étendue du projet de loi. Héritage Montréal a déposé son mémoire à l’Assemblée nationale en novembre 2010.
Vous pouvez consulter l’archive vidéo de cette présentation sur le site de l’Assemblée nationale :
Les questions et discussions ont porté sur les aires de protection, l’archéologie et la suggestion de prévoir des mécanismes de suivi dans la loi; par exemple une rencontre biennale de la ministre et des acteurs significatifs pour voir à la mise en œuvre de la loi. Il a été souligné que les municipalités ont très peu de capacité à jouer leur rôle dans le patrimoine : même Montréal a des problèmes alors qu’elle a plus de personnel qualifié que le ministère. Il faudrait prévoir des mécanismes pour confier des responsabilités aux villes. À une question de l’opposition sur le patrimoine religieux, nous avons insisté sur le besoin de compléter la loi d’un plan d’action et de mécanismes de suivi rassembleurs et mobilisateurs avec des chantiers prioritaires.
COURS DE RÉNOVATION - ÉDITION 30E ANNIVERSAIRE
Nos populaires cours de rénovation sont de retour !
OÙ EST DINU?
Dinu Bumbaru, notre directeur des politiques bien connu, est l’une des 7 personnalités qui agissent comme porte-parole de la Coalition BOIS Québec pour leur campagne montréalaise de sensibilisation Je touche du bois en cours jusqu’à la mi mars. Pour Héritage Montréal, c’est une belle occasion de rappeler que le bois est un matériau fondateur de Montréal et que depuis les tous débuts de notre métropole jusqu’à nos jours, il demeure un élément essentiel de son patrimoine bâti.
Cette campagne s’affiche notamment sur le réseau de transport public par les abribus, les autobus et les stations de métro. Nous vous invitons donc à trouver « Où est Dinu? » en repérant les affiche et en nous en faisant parvenir vos photos à contact@heritagemontreal.org!
D’AUTRES ACTIVITÉS SOUS LE THÈME DU PATRIMOINE
Hochelaga-Maisonneuve en trois temps. 2e temps: Des années folles à l’après-guerre (1918-1950)
Le Musée du Château Dufresne présente le deuxième volet de l’exposition Hochelaga-Maisonneuve en trois temps. L’exposition aborde l’histoire du quartier Hochelaga-Maisonneuve après l’annexion de la Cité de Maisonneuve à la ville de Montréal, en 1918. Elle couvre la période des années folles (années 1920), marquées par l’architecture et le design Art déco, aux années de la crise économique et des turluttes de la Bolduc, jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale qui relance l’industrie de guerre. L’exposition met en valeur de nombreux objets, vêtements de mode et photo historiques dont le fonds du maire de Montréal Adhémar Raynault, un résident d’Hochelaga-Maisonneuve. Raynault recevra de nombreux invités de marque durant son mandat dont un certain général De Gaulle en juillet 1944.
Lieu : Musée du Château Dufresne, 2929, avenue Jeanne-d’Arc, à l’angle du boulevard Pie-IX et de la rue Sherbrooke. Date : Jusqu’au 24 avril
Infos : 514 259.9201
Exposition Modernisme menacé : Perspectives sur l’avenir de l’environnement bâti moderne
Organisée par le Centre d’exposition et la Faculté d’aménagement de l’Universitéde Montréal, l’exposition est présentée du 13 janvier au 1er mars 2011.
Provenant du World Momuments Fund, l’exposition élargit la notion de patrimoine et présente des sites modernes menacés. Elle est personnalisée par des études de cas montréalais, explorée dans le cadre d’un cours d’éveil à la notion de patrimoine.
Lieu : Université de Montréal - Pavillon de la Faculté d’aménagement, local 0056
2940, chemin de la Côte-Ste-Catherine
Date : jusqu’au 1er marsInfos : 514-343-6684
L’exposition Run de lait à l’Écomusée du fier mondeSuivez le parcours d’une bouteille de lait, de l’usine à la cuisine, et entrez dans le quotidien des laitiers montréalais. Pendant des décennies, les laitiers ont parcouru les rues de la ville de porte à porte, d’abord à cheval, puis en camion de livraison. Aujourd’hui, ils nous racontent une facette inédite de l’histoire de Montréal. L’exposition est présentée dans le cadre de Montréal, ville de verre et se poursuit jusqu’au 6 mars 2011.
Dans le cadre de Montréal, Ville de verre : http://www.villedeverre.com/
Dans le cadre de la Nuit Blanche, le samedi 26 février, Héritage Montréal présente deux activités gratuites en collaboration avec le Corridor Culturel Griffintown.
Visite guidée Griffintown : passé industriel, urbanité à inventer
Découvrez l’un des plus anciens quartiers de Montréal. Berceau de l’ère industrielle de la ville, quel sera son avenir?
Visite guidée à pied d’une durée de deux heures. Habillez-vous chaudement, la visite a lieu entièrement à l’extérieur !
Départ à 17 h 00
Point de rencontre : à l’angle de la rue McGill et place d’Youville
Métro : Square-Victoria, se diriger vers le sud sur la rue McGill
Deux groupes en français et un groupe en anglais seront formés. Les places sont limitées à 30 personnes par groupe. Les laissez-passer seront remis sur place à partir de 16h30 sur le principe du premier arrivé premier servi.
Conférence : l’histoire de la lumière à Montréal
Par Dinu Bumbaru
Lieu : Le Dalhousie, la conférence a lieu à l’extérieur à l’angle des rues Dalhousie et Ottawa / 956 Ottawa
Heure : 20h
Pour plus de renseignements sur tous les événements ainsi que l’horaire complet de la Nuit Blanche à Griffintown, consultez
Redpath site and common sense, lettre ouverte publiée dans The Gazette, le 3 février 2011
Heritage Montreal sees that common sense has prevailed in the recent decision of the City of Montreal to uphold zoning and reject a project for the Redpath House seeking derogations.
To justify his family’s plans to build on the site of the Redpath House to a height well in excess of that permitted by the by laws, Michael Sochaczevski cites the fact of taller buildings in the neighbourhood as support for their request for derogation to the current height limits. These statements are an unwitting reminder of the risks and damage caused by a policy of apparent laissez faire and spot zoning emitting exceptions to the rules with no other argument than the impatience of some politicians to see anything built.
Heritage Montreal has continuously advocated (sometimes successfully as with McGill College in the 1980s) for clear planning rules that ensure the quality urban development and fair play for property developers. Rules function best when consistently and fairly applied. Without that, we get the kind of random decision making that led to the destruction of large parts of the Square Mile and other neighbourhoods with the construction of apartment towers that the Sochaczevskis now invoke as an acceptable base line to justify their project.
At every stage in the sorry history of his 25 year ’stewardship ‘ of the Redpath House, and in each of the multiple exchanges he has had with us over the years, the owner has consistently asserted a special entitlement. Meanwhile he has done nothing to maintain, protect or stabilize the Redpath House.
Everyone else in the neighbourhood looks after their property and respects the zoning heights, including the Montreal Museum of Fine Arts in its new building. This is why avenue du Musée has kept such a distinct scale and character. Why should we make an exception for private interests when a public body using charitable and public funds is held to such a rigorous standard? Why should the City seem poised to reward 25 years of neglect with a special and highly lucrative zoning derogation privilege? Why should living by the rules be controversial?
For its decision to uphold the rules, félicitations à la Ville de Montréal!
Robert Turgeon, Chairman of the Board. Heritage Montreal
Bruce McNiven, Secretary, Heritage Montreal
Dinu Bumbaru, Policy Director, Heritage Montreal
APPEL À NOS ANCIENS DES COURS DE RÉNO !
Pour souligner le 30e anniversaire des cours de rénovation ainsi que le 35e anniversaire d’Héritage Montréal, nous invitons nos anciens diplômés des cours de rénovation à participer à notre concours Bouche-à-oreille et ainsi devenir nos ambassadeurs pour témoigner de la qualité, de la pertinence et de l’impact positif de ces cours sur la réalisation de vos projets.
CONCOURS BOUCHE-À-OREILLE
Deux façons de participer
Recommandez les cours à votre famille, vos amis et collègues !
Soumettez-nous 3 noms de personnes potentiellement intéressées à
nos cours de rénovation et leurs coordonnées. Si les personnes
référées s’inscrivent, elles auront accès à un tarif préférentiel,
soit 50$ de rabais ainsi qu’une adhésion d’un an à Héritage Montréal.
Soumettez-nous les projets de restauration ou rénovation que vous avez effectués suite aux cours d’Héritage Montréal. Faites-nous parvenir vos témoignages et photos en nous expliquant comment les cours de rénovation vous ont aidé à les réaliser.
CHAQUE PARTICIPATION VOUS REND ÉLIGIBLE AU TIRAGE DES PRIX SUIVANTS !
1ER PRIX: Une formation à votre choix chez Écohabitation
Poursuivez votre formation en rénovation avec Écohabitation (www.ecohabitation.com) une occasion d’approfondir vos connaissances en rénovation écologique. Une formation d’une valeur de 149$ est offerte.
2E PRIX: Guide de l’architecture contemporaine, de Nancy Dunton et Helen Malkin Découvrez l’architecture contemporaine de Montréal grâce à ce guide, récemment publié, qui présente 75 projets novateurs ayant récemment transformé le paysage urbain.
Cinq guides d’une valeur de 24,95$ seront offerts.
La date limite pour participer est le vendredi 11 mars 2011. Le tirage aura lieu le 18 mars 2011. Les cours de rénovation débutent le mardi 15 mars pour la série en français et le mercredi 23 mars pour la série en anglais.
Pour en savoir plus et pour participer au concours, contactez-nous au 514-286-2662, poste 26, renovation@heritagemontreal.org