![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() | ![]() |
1830, rue Le Ber
Ce complexe d’ateliers ferroviaires date originellement des années 1850. Bâti par la Grand Trunk Railway Company et et fut reconstruit en bonne partie par le Canadien National dans les années 1920. Malgré certaines pertes, ils forment un ensemble bâti et technologique de grand intérêt par ses grandes halles industrielles et son architecture fonctionnelle rehaussée de détails Art Déco.
Le sol et le site des ateliers portent les vestiges et les traces de plus d’un siècle et demi de constructions, d’ouvrages technologiques et d’activités reliées au monde ferroviaire.
L’origine des ateliers de la Pointe-Saint-Charles est intimement liée à la construction du pont Victoria, un des grands exploits techniques de l’ère victorienne, et au développement du chemin de fer canadien qui a fait de Montréal la plaque tournante du transport et du commerce entre le Canada, les États-Unis et l’Europe. Ils sont des témoins majeurs de la révolution industrielle, avec le canal de Lachine ouvert en 1825 et le pont Victoria inauguré en 1860.
Malgré la volonté du Plan d’urbanisme d’y conserver une vocation de pôle d’emplois compatible avec cet ensemble industriel patrimonial et la tenue d’un exercice participatif par l’Office de consultation publique à ce sujet en 2009, l’avenir de ce site n’est pas assuré après la fermeture des ateliers et l’échec des projets de reconversion en studios de cinéma puis en centre de foires associé au complexe de divertissement au Bassin Peel. Compte tenu des normes environnementales, un projet de développement résidentiel du site pourrait provoquer sa destruction totale, y compris ses composantes archéologiques, lors de sa décontamination. Le 14 novembre 2008, un incendie d’origine incertaine a détruit une partie importante d’une des grandes halles. Actuellement, l’Agence métropolitaine de transport élabore un projet d’atelier de réparation des trains de banlieue sur le site qui maintiendrait la vocation ferroviaire mais, pour des raisons d’efficacité contemporaine, amènerait la reconstruction des ateliers. On risque donc de voir se reproduire un scénario semblable à celui des usines Angus à Rosemont avec la conservation de seulement quelques bâtiments d’un vaste complexe.
Héritage Montréal a participé à diverses consultations publiques sur le sujet et rencontré les autorités de l’arrondissement et les dirigeants de l’Agence métropolitaine de transport pour les sensibiliser aux enjeux patrimoniaux. L’organisme poursuit ses interventions pour que les ateliers soient inclus dans le lieu historique national que le gouvernement fédéral désire réaliser autour du canal de Lachine pour commémorer l’industrialisation du Canada. Héritage Montréal continue d’insister auprès des autorités municipales pour qu’elles assument leur responsabilité en veillant à ce que le patrimoine de ce site soit conservé et mis en valeur, peu importe le projet de développement du site.
Pour contribuer à la sauvegarde de ce site, écrivez-nous.