La Place des Nations a été réalisée dans le cadre du grand projet d’aménagement de l’île Sainte-Hélène et des îlots voisins pour l’Exposition universelle de 1967, le principal événement international soulignant le centenaire de la Confédération canadienne. Située près de la gare de l’Expo Express, cette place constituait le site d’accueil symbolique et cérémoniel des dignitaires étrangers ainsi que le lieu où on présentait au grand public de nombreux spectacles témoignant des diverses cultures du monde. Son architecture asymétrique, qui se distingue notamment par ses gradins en béton et ses gigantesques poutres en bois lamellé, est libérée du modèle des amphithéâtres classiques et met en valeur l’esprit moderne autant que l’emblème d’Expo 67, qui est moulé dans le mur de l’arrière-scène. La Place des Nations est l’un des lieux les plus importants qui nous soient restés de cette exposition universelle et, à ce titre, elle est un témoin capital de l’ouverture sur le monde qui caractérise et anime encore aujourd’hui Montréal.
Utilisée comme site technique d’entreposage, la Place des Nations a subi des affronts et des négligences indignes de sa valeur. En 2013, la Ville et le gouvernement du Québec ont annoncé sa restauration par la Société du parc Jean-Drapeau en prévision du 375e anniversaire de Montréal et du 50e anniversaire d’Expo 67 en 2017. Un budget est réservé à cette fin, mais le projet de restauration et d’animation a été annulé, et l’usage futur de la Place demeure incertain. Comme la Place des Nations fait partie du site du patrimoine de l’île Sainte-Hélène, ces projets devront tenir compte de l’aspect patrimonial. Ce régime apporte certaines garanties, notamment quant au maintien des gradins, mais l’état des énormes poutres en bois, éléments essentiels de l’architecture de cet espace, est préoccupant.
Ville-Marie
Public; municipal
Ville de Montréal : propriétaire, Société du Parc Jean-Drapeau : gestionnaire
Culturel
Espaces publics, parcs et espaces vert
Patrimoine institutionnel et civique
Stratégie d'aménagement
André Blouin, architecte
1966
Situé dans un site patrimonial cité
Méconnaissance :
l’importance du bâtiment ou du site n’est pas suffisamment reconnue.
Usage inapproprié ou incompatible :
l’intensification ou la modification de l’usage risque d’affecter l’intégrité physique, culturelle et historique du site ou du secteur.
Vacant :
bâtiment inutilisé ou sans usage.
Soumis par Héritage Montréal · Dernière modification: 2015/10/13
Quel regard portez-vous sur ce site montréalais ? Quel héritage nous a-t-il laissé ? Quel avenir peut-on lui créer ? Par où commencer pour y arriver ? Qui veut participer au projet ?
Vous avez des questions ? Vous souhaitez en faire davantage, mais il vous manque de l’information ? Consultez notre boîte à outils pour en apprendre plus sur le patrimoine de Montréal, les mécanismes de préservation en place et les actions possibles.