À l’occasion du 50ᵉ anniversaire des Jeux olympiques de 1976 à Montréal, nous nous interrogeons sur la portée de cet événement marquant de l’histoire de la métropole. Au-delà des exploits sportifs, comment les Jeux ont-ils façonné le paysage urbain, l’identité montréalaise et les usages des lieux devenus emblématiques? Quelles traces physiques et symboliques persistent aujourd’hui? Quels sont les enseignements à tirer de l’expérience montréalaise et d’autres villes olympiques pour envisager l’avenir de ces sites dans un contexte urbain en mutation?
Inspirée des Échanges urbains, cette conversation entre Taïka Baillargeon (directrice adjointe des politiques à Héritage Montréal) et Romain Roult (professeur et directeur du Département d’études en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières [UQTR]) est présentée dans le cadre de l’exposition Montréal 1976 : une épreuve olympique et en partenariat avec Héritage Montréal. Certains éléments de l’exposition seront au cœur des réflexions de la conversation. Le public est invité à visiter l’exposition avant l’activité.
Une visite guidée (activité payante) de l’exposition Montréal 1976 : une épreuve olympique est proposée, en français, avant la conversation.
Taïka Baillargeon est directrice adjointe des politiques à Héritage Montréal. Amoureuse des villes et des lettres, Taïka détient une maîtrise en littérature comparée et un doctorat en études urbaines et touristiques. Elle a travaillé sur la reconstruction et la préservation du patrimoine bâti au lendemain de catastrophes humaines et naturelles, s’intéressant tout particulièrement au sens des lieux et aux espaces abandonnés en temps de crise. Au cours des dernières années, Taïka a enseigné l’aménagement territorial ainsi que le tourisme. Parallèlement, elle a également travaillé comme consultante en recherche au sein du Collectif Villes Autrement (Université du Québec à Montréal [UQAM]), qu’elle a d’ailleurs cofondé.
Romain Roult est géographe de formation et diplômé du doctorat en études urbaines de l’UQAM. Il a entrepris sa carrière de professeur-chercheur à l’UQTR, en 2011, au sein du Département d’études en loisir, culture et tourisme. S’intéressant au domaine du sport, il a mené ces dernières années plusieurs recherches avec des partenaires du milieu sur les domaines de l’aménagement du territoire, du plein air, du tourisme urbain ou encore de la course automobile. Ses travaux l’ont régulièrement amené à étudier des populations vulnérables sous l’angle du sport, et plus particulièrement les cas des personnes immigrantes ou vivant une situation de handicap.