Résolution nº 2 2023 Lecture · 2 min

Considérant la contribution majeure mais encore méconnue du patrimoine bâti de Montréal et de la région métropolitaine dans l’atteinte d’objectifs nationaux et internationaux en matière de décarbonation de l’économie, de transition écologique et d’une meilleure utilisation des ressources et du territoire,

Considérant l’importante proportion des déchets générés par la construction et les démolitions et le volume qu’ils occupent dans les sites d’enfouissement,

Considérant que la démolition d’un bâtiment, notamment patrimonial, constitue a priori une perte nette au plan environnemental autant que culturel et, qu’à ce titre, elle devrait être évitée et ne devrait être traitée que comme une avenue de dernier recours, considérant l’état du bâtiment ou l’impossibilité d’en prolonger le cycle de vie par de nouveaux usages,

Considérant les initiatives comme celles des écocentres et d’Architectes sans frontières Québec en faveur d’une récupération des matériaux lors de travaux de rénovation ou de requalification ainsi que de démolition, pour en favoriser la réutilisation dans des projets dans une vision d’économie circulaire,

Héritage Montréal demande que

  1. La mise à jour du cadre réglementaire municipal sur les démolitions, actuellement en cours suite à la modification de la Loi sur le patrimoine culturel, reconnaisse et encadre la pratique de déconstruction afin de définir les limites de son acceptabilité et favoriser la récupération et le réemploi des matériaux et de composantes d’intérêt patrimonial, lorsque des expertises professionnelles qualifiées amènent à conclure que le maintien du bâtiment patrimonial n’est plus réalisable;
  2. La récupération, l’entreposage et le réemploi des matériaux ou de composantes issus de projets de rénovation et de requalification de bâtiments ou de la déconstruction de bâtiments ou ensembles – par exemple, les pierres, briques, poutres, boiseries, parquets, éléments de menuiserie, portes et fenêtres, calorifères, corniches, vitraux …, soient soutenus par des mesures et des programmes publics;
  3. Des lignes directrices et d’autres outils de sensibilisation soient développés à partir des expériences d’ici et d’ailleurs, puis diffusés auprès des propriétaires, professionnels, entreprises et services municipaux à cette fin.