Résolution nº 4 2017 Lecture · 2 min

Considérant l’intérêt de plus en plus marqué de la population et des membres d’Héritage Montréal pour la qualité de l’aménagement et pour la personnalité du paysage urbain des quartiers comme dimension du cadre de vie au service des gens de tous âges qui habitent, travaillent ou se promènent dans les quartiers comme au centre-ville, Considérant l’important rôle des arbres matures – les arbres sur rue, les arbres de parcs ou ceux qui participent d’ensembles institutionnels ou de jardins anciens comme celui de la maison Notman – comme composante de l’identité et l’architecture du paysage urbain des quartiers et des grandes rues de la métropole, Considérant les déficiences liées aux pratiques d’entretien et les menaces que font peser sur ce patrimoine urbain, les changements climatiques, des infestations comme celle de l’agrile du frêne ou encore des visions de développement urbain prônant une densification ou un usage intensif sans considération suffisante pour les qualités du milieu et pour le patrimoine, L’Assemblée générale d’Héritage Montréal demande que

  1. Les arbres matures des rues et des quartiers de la métropole soient reconnus comme partie du patrimoine et de l’identité du paysage urbain, et qu’ils soient traités selon les meilleures pratiques et avec les expertises paysagères requises, tant par les programmes d’entretien et de remplacement adéquat que par des outils d’urbanisme et d’aménagement, y compris les politiques de densification ou les éventuelles «zones de requalification» proposées dans le projet de loi 122 visant à reconnaître les municipalités comme gouvernements de proximité, appliqués avec les expertises en patrimoine et paysage;
  2. Les programmes d’évaluation et de remplacement des arbres de propriété publique ou privée dans le cadre de l’actuelle lutte contre l’agrile du frêne soient menés en tenant compte de leurs dimensions patrimoniales et paysagères avec les expertises nécessaires et ce, autant dans les quartiers que dans de grands ensembles ou sites patrimoniaux comme le mont Royal ou le parc Jean Drapeau;
  3. La réflexion sur l’amélioration des ensembles au cœur des quartiers – églises et lieux de culte ou communautaires, écoles, propriétés institutionnelles, etc. – comprennent non seulement des outils concrets de financement pour la conservation de ces édifices et sites patrimoniaux d’utilité collective, mais aussi des programmes de plantation d’arbres et de suivi qui améliorent la qualité de l’environnement urbain immédiat en tenant compte et en respectant les dimensions architecturales et paysagères de ces ensembles.