Résolution nº 5 2017 Lecture · 2 min

Considérant que 2017 marque le 25e anniversaire de la Politique culturelle du Québec et le 25e anniversaire du Plan d’urbanisme de Montréal – un instrument en avance sur son époque et un legs majeur du 350e anniversaire de Montréal qui a aidé à réconcilier le développement avec le patrimoine et le paysage urbain, Considérant que Montréal a été, en 2005, la première métropole canadienne, voire nord-américaine, à s’être dotée d’une politique du patrimoine au terme d’un processus élargi de réflexion et de consultation publique et que la Ville de Montréal a mené en 2016 des ateliers, desquels se sont dégagées certaines orientations formulées dans le projet de Plan d’action Patrimoine 2017-2022, Considérant que le ministre de la Culture et des Communications a tenu des consultations sur le renouvèlement de la Politique culturelle du Québec et que la Ville de Montréal a tenu des consultations sur ses projets de Plan d’action Patrimoine et de Politique de développement culturel auxquelles Héritage Montréal a participé et pour lesquels elle a déposé des mémoires substantiels avançant plusieurs propositions face aux enjeux actuels et futurs du patrimoine au Québec et à Montréal, L’Assemblée générale d’Héritage Montréal demande que

  1. Les politiques culturelles et les instruments d’aménagement et d’urbanisme ainsi que les grands projets d’investissement et d’infrastructure reconnaissent le patrimoine, le territoire, l’architecture, le paysage et l’archéologie comme éléments porteurs d’identité et de créativité, et vecteurs de développement culturel, économique et social;
  2. Des mécanismes mixtes – gouvernement, municipalités, propriétaires, organismes en patrimoine, universitaires et chercheurs – soient créés pour accompagner la mise en œuvre de ces politiques et de leurs plans d’action et pour favoriser l’émergence de solutions à la montréalaise suite à des expériences comme celle de la Maison Alcan;
  3. Des groupes de travail sur le financement et les mesures fiscales au niveau du Québec, de Montréal et de la région métropolitaine soient mis sur pied pour définir, comme c’est fait dans le domaine des arts ou de certaines industries, une stratégie et des mesures fiscales et financières incitatives en soutien à la protection, l’entretien, la réaffectation et la mise en valeur du patrimoine bâti et paysager, et l’exploration de l’application d’outils de stratégie foncière comme la fiducie ou l’emphytéose;
  4. L’expertise en patrimoine soit reconnue, tant chez les professionnels et fonctionnaires que dans les Comités consultatifs en urbanisme (CCU), y compris celle détenue par les organismes en patrimoine comme Héritage Montréal;
  5. La gouvernance montréalaise en matière de patrimoine soit modernisée pour confirmer la pérennité du Conseil du patrimoine, établir une véritable Direction du patrimoine et constituer une instance permanente de concertation de la métropole avec les acteurs des secteurs publics, privés et académiques, et les organismes comme Héritage Montréal.