Résolution nº 3 2016 Lecture · 2 min

Considérant la grande diversité de bâtiments, de sites, d’ensembles ou de paysages d’intérêt patrimonial reconnu ou potentiel à Montréal et dans la région métropolitaine et, conséquemment, l’importance de veiller au maintien de ce patrimoine en bon état, et ce, tant dans une perspective culturelle et identitaire que de développement économique et durable, Considérant les enseignements qu’il est possible de tirer de plusieurs situations problématiques dont celle de la maison Mount Stephen, où l’élaboration de projets, leur évaluation et leur autorisation n’a pas adéquatement pris en compte l’objectif d’assurer le maintien de l’intégrité physique de bâtiments ou de sites patrimoniaux réels, faute d’une reconnaissance du besoin d’expertise et de qualifications spécifiques en patrimoine, Considérant la préoccupation historique d’Héritage Montréal pour l’éducation et la formation en patrimoine, celles des propriétaires autant que celles des professionnels, et notre contribution au rehaussement de la compétence des intervenants par nos cours de rénovation et restauration domiciliaires ou par notre collaboration avec l’Université de Montréal et son École d’architecture pour mettre sur pied le premier programme de maîtrise en conservation de l’environnement bâti au Canada ouvert en 1987, Considérant l’existence des Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux historiques au Canada produites par des experts reconnus et endossés par l’ensemble des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, y compris le Québec en vue de leur application aux projets touchant des bâtiments, des sites archéologiques, les paysages et les ouvrages de génie civil, Considérant la reconnaissance par les organisations professionnelles de certaines expertises spécialisées et compétences spécifiques comme celles associées aux principes et pratiques soutenant le développement durable ou la prise en compte de préoccupations environnementales, L’Assemblée générale d’Héritage Montréal demande que :

  1. Les autorités responsables de l’évaluation et l’autorisation de projets affectant ou pouvant affecter l’intégrité physique et l’état de conservation d’un bâtiment ou site patrimonial reconnu ou présentant l’intérêt de l’être, reconnaissent le besoin et exigent l’engagement de professionnels dont l’expertise en conservation, rénovation, entretien ou autre forme d’intervention sur le patrimoine est démontrée et à jour,
  2. Les expertises en intervention sur le patrimoine bâti ou paysager soient reconnues comme champs d’expertise spécialisée et compétences spécifiques dans le régime d’encadrement des professions d’architecte, d’urbaniste, d’architecte paysagiste et d’ingénieur et qu’elles soient soutenues par l’éducation et la formation continue.

Et offre la collaboration d’Héritage Montréal à cette fin.