Résolution nº 4 2016 Lecture · 2 min

Considérant l’existence à Montréal et dans la région métropolitaine d’un patrimoine diversifié et dense dont plusieurs ensembles protégés par décision du gouvernement du Québec tel que les sites patrimoniaux déclarés du Vieux-Montréal, du Mont-Royal et du Vieux La Prairie ainsi que des édifices, ensembles et paysages d’intérêt identifiés dans les instruments d’urbanisme ou dans le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), Considérant que d’importants investissements seront faits par les gouvernements et les administrations régionales et municipales à Montréal et dans la région métropolitaine au cours des prochaines années, notamment pour corriger un entretien insuffisant ou différé, moderniser les infrastructures de transport et soutenir le développement sur des principes contemporains, Considérant les principes énoncés dans la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO (1972) dont le Canada est un des 191 États parties, qui encourage l’adoption de politiques reconnaissant le rôle du patrimoine dans la vie collective et intégrant sa protection dans les programmes de planification générale, Considérant l’intérêt d’expériences comme celle du National Historic Preservation Act, Section 106 aux États-Unis, de la Politique du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers et du Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine au Canada et celle, récente, mais exemplaire, de l’intégration volontaire par le gouvernement fédéral des questions de qualité architecturale et de paysage soulevées notamment par les membres d’Héritage Montréal dans la reconstruction du pont Champlain, en mandatant des architectes et ingénieurs réputés pour élaborer un design obligatoire et en se dotant d’un comité consultatif pour voir à sa réalisation, Considérant que la protection du patrimoine culturel constitué de biens, de lieux, de paysages et d’éléments immatériels et reflétant l’identité d’une société, est reconnu comme principe de la loi sur le développement durable adoptée en 2006 pour assurer la cohérence de l’action gouvernementale au Québec, Considérant l’opportunité que représente l’actuelle mise à jour des politiques du Québec et de Montréal en matière de culture et de patrimoine pour une meilleure cohérence entre les engagements internationaux, les obligations nationales ou locales, les projets et les pratiques, L’Assemblée générale d’Héritage Montréal demande que

  1. Les dépenses publiques du gouvernement et des administrations comme les municipalités, les commissions scolaires ou les institutions des réseaux de la santé ou de l’éducation, fassent l’objet d’une évaluation quant à leurs impacts sur les bâtiments, sites ou paysages patrimoniaux reconnus ou présentant le potentiel de l’être,
  2. Les programmes publics d’investissement, notamment dans les infrastructures et le transport, soient dotés d’objectifs concrets en matière d’intégration urbaine, de mise en valeur du patrimoine et de qualité d’architecture et d’aménagement,

Et offre la collaboration d’Héritage Montréal à cette fin.