Attendu l’intérêt patrimonial, artistique et social de nombreux aménagements et décors intérieurs de bâtiments institutionnels, religieux, commerciaux, résidentiels ou industriels, anciens ou récents, de la métropole et de ses quartiers, et la vulnérabilité de ce patrimoine face aux exigences des normes du bâtiment, aux changements d’usages ou à la densification urbaine ;
Compte tenu des connaissances limitées de cette composante majeure du patrimoine bâti de la métropole dont seuls quelques cas bénéficient d’un statut et de mesures qui en assureraient la protection ; par exemple, le restaurant Le 9e du magasin Eaton classé en 2000 à la demande d’Héritage Montréal, la maison Mount Stephen ou le Château Dufresne ou encore certains anciens cinémas tels que l’Impérial, le Rialto et l’Outremont ;
Attendu les pouvoirs dont disposent désormais les municipalités, notamment la Ville de Montréal en vertu de la loi sur le patrimoine culturel, en matière de reconnaissance et de protection des intérieurs patrimoniaux et les études menées sur les stratégies et outils à cette fin ;
Héritage Montréal demande que la question des intérieurs patrimoniaux soit reconnue par les outils d’urbanisme et au plan d’action en patrimoine, que des inventaires et des études soient réalisés et, le cas échéant, publiés, et que des outils particuliers soient mis en place afin d’en assurer la prise en compte dans l’autorisation de projets de rénovation, de réaffectation et de revitalisation du bâti patrimonial et l’attribution de financement pour ces projets.
Héritage Montréal offre sa collaboration aux autorités et institutions à cette fin.