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L’inauguration officielle, ce 26 août 2026, des aménagements Héritage Champlain s’inscrit dans une longue histoire. Réalisés par la Société des Ponts Jacques-Cartier et Champlain, ces haltes à l’île des Soeurs, sur la digue de la Voie maritime et à Brossard sont autant d’invitations à reprendre contact avec le fleuve Saint-Laurent au gré de promenades locales ou métropolitaines.

Héritage Montréal salue le travail de la Société et ses équipes professionnelles, et sa réceptivité à notre souhait, exprimé par Michel A. Tremblay, ing., alors membre de notre Conseil d’administration et président de notre Comité Patrimoine et Aménagement, de voir à ce que l’imposant chantier de déconstruction du pont original de 1962, en garde la mémoire de son emplacement et de son tracé rectiligne qui explique celui du nouveau pont.

Face à la décision de remplacer le pont Champlain en lançant ce qui sera un chantier colossal de conception, de construction et de déconstruction, en 2011, Héritage Montréal avait réuni les ordres professionnels et des personnalités publiques et universitaires pour adresser une lettre ouverte aux autorités fédérales leur demandant de faire du futur pont, un ouvrage d’art digne du fleuve Saint-Laurent. En 2013, notre Assemblée générale adoptait une résolution sur la qualité architecturale du nouveau pont et de plans d’aménagement à Montréal et sur la Rive Sud pour le mettre ne valeur. Quinze ans plus tard, sans prétendre à la perfection, on peut se réjouir du résultat et souligner la réceptivité des autorités, du ministre fédéral de l’époque, Denis Lebel, des fonctionnaires d’Infrastructures Canada et la Société des ponts, à faire de ce projet un ouvrage d’art, fonctionnel autant que sensible au paysage.

Au-delà de cette ouverture sympathique, concrètement, soulignons les décisions des organismes fédéraux de s’accompagner, tant pour le nouveau pont que pour la déconstruction de l’ancien, de comités-conseils dont Héritage Montréal était membre. Aussi, le choix d’engager un concepteur de réputation internationale, l’architecte danois Poul Ove Jensen, et de rendre obligatoires aux soumissionnaires ses directives, notamment la forme des piliers et du pylône et la longue courbe du tracé. Tout comme la volonté de faire de la déconstruction un projet exemplaire sur le plan de la recherche scientifique, du réemploi des matériaux comme de la restauration d’habitats fauniques et la commémoration du pont de 1962.

Après tant d’années de travaux, nous invitons la population à découvrir ces nouveaux aménagements, tant à l’île des Soeurs qu’à Brossard ou sur la digue de la Voie maritime et à y voir des accès au fleuve autant que l’occasion d’apprécier le nouveau pont et sa place dans ce paysage emblématique.